Drame de la route

Drame de la route : la vitesse fait deux nouvelles victimes à Trets

 

Allo, Franck que fais-tu demain ? A l’autre bout du fil la star de la LFA 2 l’homme qui fréquente les couvertures de toute la Côte d’Azur, un fameux portugais qui malgré de nombreux trous dans les mollets s’est permis il y a quelques mois de lancer un défi à trois modestes coureurs du dimanche. Vous l’avez compris l’appel vient de Carlos.

Mes co-équipiers participant à une épreuve vélo/course à pied, je n’ai rien de programmé. J’accepte l’invitation de mon célèbre correspondant téléphonique qui manifestement plein de joie me dit qu’il va appeler l’autre illustre membre de son team pour le rendez-vous du lendemain. Finalement rien de particulier si en guise de « au revoir », mon Carlos ne ponctuait pas son appel par un cinglant « Soit en forme ! ».

Et là j’avoue que le doute m’envahit. Ce fameux « soit en forme ! » raisonne quelques minutes dans mes oreilles. Il me revient en écho d’un « Mèfi ! », il y a quelques semaines. Mon désarroi est si perceptible que Madame m’interroge sur cette introspection soudaine qu’elle peut lire sur mon visage. Je lui raconte la conversation et nous finissons notre conseil de famille par la conclusion qui s’impose la LFA2 vient de me tendre un traquenard.

Rendez-vous au cimetière, c’est un signe, courageux je vais faire face à mon peloton d’exécution. Le Trinch est là, le portugais arrive. Premier coup d’œil chacun à au moins 4 gourdes accrochées à la taille, cela ne me dit rien qui vaille. Nous voilà partis, prudemment je me cale derrière le fabuleux team. L’échauffement est distant mais courtois. Nous prenons la direction du Jaillet le terrain de jeu du divin chauve. Faut dire qu’il y à quelques moi sur ce parcours, le duo m’avait littéralement enrhumé et j’avais fini éreinté à quelques années lumière de mes deux « amis ». Pourvu que j’évite un tel affront me dis-je secrètement.

Nous passons Peynier, nous voilà au pied de la bête. L’honneur du LFA 1 repose sur mes épaules, petite pensée pour mon coach et mon doumé qui sont sans doute en train de faire des étincelles. Je ne me défile pas quitte à mourir, faisons-le les armes à la main. Je déboite les deux magnifiques athlètes du LFA2 et accélère un peu. Manifestement cette accélération a fait des dégâts léger coup d’œil, j’ai fait le trou, j’en rajoute donc un petit peu, puis un peu beaucoup, puis beaucoup…

Première épingle re-léger coup d’œil, le LFA 2 est en pleine déconfiture, le chauve est si loin que même torse nu je ne verrai pas les griottes, quant au portugais il a littéralement disparu. Fair-play, j’accélère… arrive le sommet je fais demi-tour, trottine négligemment pour récupérer le LFA2 dans un moment titanesque, heu pardon, titanicesque. Je jubile un peu et le « Soit en forme ! » de la veille raisonne dans mes oreilles comme une douce mélodie.

Vous me connaissez j’ai le triomphe modeste et après une bonne heure à chambrer mes compagnons, je réitère le coup de la montée dans la descente. J’arrive avec un peu d’avance au cimetière, juste le temps de récupérer une bouteille vide dans la voiture, pour faire mine d’aller la remplir dans le havre de paix, surtout, pour vérifier qu’il ne reste pas un ou deux trous d’inoccupés afin d’éviter tout suicide collectif d’un team il y a encore deux heures tout à fait fringuant.

Encore une fois un drame c’est joué sur nos routes ce week-end, la vitesse a fait deux nouvelles victimes, quand je pense que récemment les mêmes imposaient des minimas. C’est la dernière banderille que je dédie à 42’10 avant de me séparer de ce qui aurait dû être mes deux bourreaux. Je m’en vais regarder la fin du marathon de Paris, distance sur-laquelle il y a encore quelques mois, le LFA2 pensait exploser la modeste équipe du LFA1, au final ça sera un…..lamentable forfait.

Devise